Intervention censurée devant le Conseil Municipal du 2 octobre 2018

Après la démocratie participative, Valence affirme la « démocratie sélective« . Le principe ? Trier les citoyens sur le volet en fonction de leur avis. Vous émettez un point de vue différent de celui du Maire ? Vous n’avez pas le droit de cité.

Pour preuve, le refus au dernier moment de permettre à un représentant de Bancs Publics d’intervenir lors du dernier Conseil Municipal afin de donner voix à une mobilisation citoyenne remettant en question le parking Q-Park Place Manouchian…

Voici le texte que nous avions prévu pour l’occasion :

Monsieur Le Maire, Mesdames et Messieurs les élus du Conseil Municipal,

Nous aurions aimé pouvoir vous remercier de nous permettre de nous exprimer dans le cadre de cette instance démocratique. Nous avions demandé à prendre la parole publiquement car il nous semble capital de vous faire connaître la mobilisation citoyenne qui a vu le jour avec l’annonce de la création d’un parking privé et payant en lieu et place de la Place Manouchian en plein centre-ville de Valence…

Plusieurs élus ici présents connaissent déjà l’association Bancs Publics qui réunit près de 200 adhérents. Beaucoup ignorent peut-être  les démarches nombreuses menées ces derniers mois et les motivations qui animent le rejet massif du projet d’aménagement de la Place Manouchian. Ce projet ignore en tous points les préconisations pour un développement harmonieux de nos villes. Ce projet ne peut faire face aux enjeux du 21e siècle qui nous enjoignent à penser, concevoir et se mouvoir dans la Ville différemment – et donc à limiter la place de la voiture.

Notre position n’est d’ailleurs pas marginale, bien au contraire, de nombreuses personnalités, experts et responsables politiques affirment clairement que l’on ne peut/que l’on ne doit plus faire la Ville comme cela a été le cas au siècle passé, avec une place prédominante donnée à la voiture au détriment de la Ville elle-même et de ses habitants.

Valence fait partie des villes où la qualité de l’air est mauvaise, voire très mauvaise. Vous n’êtes pas sans le savoir, et la réduction de la vitesse sur l’autoroute ne suffira pas à endiguer ce phénomène, nous en sommes tous bien conscients.. D’autres mesures, en cohérence avec l’objectif d’améliorer la qualité de l’air à Valence, sont indispensables.

Le réaménagement de la Place Manouchian – appelée de vos vœux et de notre part également, puisque nous ne doutons pas de son état de vétusté  – offre une superbe occasion de décliner ici et maintenant les principes d’un développement durable et harmonieux.

Le projet de parking Q-Park voté sans aucune concertation en décembre dernier par le Conseil Municipal de Valence est-il de nature à répondre aux enjeux d’une Ville durable et redynamisée ?

Non seulement nous nous permettons d’en douter mais nous nous érigeons, nombreux, contre un projet qui va totalement à contre-courant de ces objectifs nobles que nous défendons.

Je vous rassure, nous ne sommes en rien réfractaires à un usage raisonné de la voiture, et nous vous appelons à un sursaut de conscience pour la santé des habitants, pour l’image de Valence et de son centre-ville : La place Manouchian mérite bien mieux qu’un parking à ciel ouvert :

  • 1er argument : L’évaluation de la DSP de Q-PARK par la Ville  dont les résultats ont été rendus publics en septembre 2017 montre, chiffres à l’appui, que le taux de remplissage des parkings existants est faible (inférieur  à 30% en moyenne,  de 40,8% pour le parking de l’Hôtel de Ville). La disponibilité moyenne sur la journée est évaluée à 1900 places sur l’ensemble des parkings payants et à 1400 places à 15h00, horaire de plus forte affluence selon les statistiques de QPARK. Il n’y a donc clairement  pas de besoin de créer des places de parking payantes supplémentaires. Sans compter qu’il existe plus de 1000 places non payantes à moins de 5 à 10 minutes à pied de l’hyper centre.
  • 2e argument : les habitants du centre-ville sont majoritairement en faveur d’un réaménagement qualitatif de la Place : avec un parc, donc plus d’espaces verts, des jeux pour enfants, du beau mobilier urbain, de l’ombre… Pour continuer à faire un usage citoyen de l’espace public, synonyme de lien social, de convivialité, de mixité, ce que permet un parc public en somme et empêche un parking privé.
  • 3ème argument : La répétition et l’accentuation des épisodes caniculaires comme ceux de cet été renforcent notre conviction que la vie en centre-ville deviendra insoutenable si l’aménagement urbain ne s’accompagne pas de végétalisation de l’espace public. La bétonnisation et le goudronnage des espaces publics tels que le projet de parking de la place Manouchian représentent une menace pour la qualité de vie des résidents comme des non résidents.
  • 4ème argument : ce projet de parking n’est pas compatible avec le programme « Cœur de Ville » pour lequel Valence a été sélectionnée. Comment croire sérieusement qu’un parking privé et payant à ciel ouvert (alors même, rappelons-le utilement, que le parking souterrain existant a un taux de vacance moyen de <60%) pourra attirer plus de personnes en ville… ? Au contraire, un nouveau parking nuira à l’image du centre piéton, alors qu’un véritable parc, îlot de verdure et de fraîcheur attirerait familles, personnes âgées et de nombreux citoyens pour profiter pleinement d’un espace vert public de qualité.

C’est là la revendication principale de l’association Bancs Publics qui a déposé un recours contre le permis d’aménager qui scelle un destin funeste pour cette place : c’est un parc public que nous voulons et non un parking privé !

Malheureusement les travaux ont malgré tout commencé la semaine dernière, la Place Manouchian ressemble à un champ de bataille et Bancs Publics a immédiatement déposé un référé en suspension… L’audience aura lieu le 10 octobre prochain devant le Tribunal Administratif de Grenoble.

Il appartient aux citoyens, aux élus de donner corps au concept de Ville Durable : saisissez-vous du réaménagement de la Place Manouchian pour faire prévaloir l’intérêt général et enterrez ce projet de parking déjà obsolète avant même d’exister…

  • Je finirais avec une citation d’Olivier Razemon, auteur de l’ouvrage à succès « Comment la France a tué ses centres-villes : « pour qu’une ville soit vivante, il faut d’abord y laisser circuler les piétons, car sans espace de vie, ce n’est plus une ville mais un garage à voitures à ciel ouvert ».

A défaut de vous remercier de votre écoute, nous vous remercions de votre lecture.

Réunion publique du 14 juin : les enjeux d’une Ville durable en 2018

A l’invitation d’Europe Ecologie Les Verts, Bancs Publics a eu le plaisir de  participer à une réunion publique organisée à la Maison des Sociétés le 14 juin dernier… Les échanges ont été enrichis d’une part par le regard du géographe-chercheur Pierre-Antoine Landel, ancien Président du SCoT[1] et par la députée européenne et élue locale Michèle Rivasi. Petite rétrospective pour celles et ceux qui n’étaient pas là :

Comprendre les logiques territoriales : le centre-ville et l’extérieur sont indissociables

Si l’on cherche à comprendre le fonctionnement d’un centre-ville et les moyens d’actions pour le (re)dynamiser, il nous faut « dézoomer », regarder la Ville et ce qui l’entoure, l’appréhender en tenant compte des interelations entre les différents pôles urbains et les communes périphériques et celles plus rurales. Vu sous cet angle, Valence et plus largement Valence-Romans Agglo se distinguent par :

  • Une démographie stagnante, voire à la baisse dans les Villes centres, au profit des communes dites de 1ère couronne. Ainsi, après 1975, la population valentinoise décroît passant d’environ 68 000 habitants à 62 000 en 2014… Autant d’habitants en moins susceptibles de consommer dans les commerces de proximité.
  • Parallèlement, le nombre de logements vacants augmente : plus de 5000 logements vides en 2014, attestant de l’inadéquation de l’offre immobilière par rapport à la demande habitante (en termes de coût, de qualité, de localisation, etc…).

>La baisse de la  population traduit une profonde fracture territoriale.. Les revenus des ménages des villes centres sont largement inférieurs à ceux de la première couronne, qui accueillent les populations aisées et ont besoin toujours plus de mobilité, ainsi qu’en atteste le carte ci jointe.

Maison et voiture individuelles : l’aménagement pensé pour stationner

Si la Ville perd des habitants et que la périphérie en gagne, avec la plupart du temps un allotissement en maisons individuelles à l’extérieure des Villes principales, cette forme d’habitat a un corolaire simple, la seconde voiture :

  • Alors qu’en France, 80 % des ménages sont motorisés, ce chiffre atteint 91 % à Valence et 96 % sur le périmètre du SCoT.

Autre record, le nombre de mètre carré de zones commerciales par habitant, également appelé « urbanisme commercial » :

  • En 2010, il y avait dans le territoire Rovaltain, 1 797 m² de grande surface par habitant (contre 884 m²/habitant en Rhône-Alpes)…

> Le développement à outrance des zones commerciales périphériques entraîne un aménagement dicté par l’accessibilité en voiture et entre en concurrence directe avec les centres-villes.

Pour terminer, Pierre-Antoine Landel a insisté sur la signification d’ « habiter » la Ville, qui implique aussi, pour les habitants, de souhaiter participer à sa transformation, en donnant un avis éclairé sur ce qu’ils désirent advenir pour la Ville de demain…

Si l’on rapproche ces éléments d’analyse et de réflexion aux enjeux liés à l’aménagement futur de la Place Manouchian, on s’aperçoit de la pertinence à revendiquer un espace vert public plutôt qu’un parking payant. En effet, la Place Manouchian et ce qu’elle deviendra abrite un prisme large de choix décisifs pour la Ville demain : c’est l’occasion de faire entendre notre volonté d’un rééquilibrage en faveur de mobilités douces, d’espaces publics de qualité et d’affirmer la place de l’habitant dans la fabrique de la Ville.

 

[1] (Schéma de Cohérence Territoriale) Grand Rovaltain (plus de 100 communes et 300 000 habitants).

 

Soirée-rencontre le 14 juin à Valence : Quel avenir pour les centres-villes ?

Venez nous rencontrer et échanger lors d’une soirée organisée par Europe Ecologie Les Verts sur le thème « Quel avenir pour les centres-villes ? »

Commerces vides, façades désolées, rues désertées : Face au phénomène d’abandon des centres-villes, quelles solutions mettre en œuvre ?

Comment retrouver un dynamisme commercial, une mixité d’habitants, une qualité d’aménagement pour rendre les centres-villes agréables et attractifs ? Quels sont les enjeux économiques, sociaux et environnementaux autour de la redynamisation des centres-villes ? Autant de questions à débattre avec les différents invités lors d’une Réunion Publique – Jeudi 14 juin 2018 à 19h30 – Maison des Sociétés (Salle Haroun Tazieff au 3e étage), rue St Jean à Valence

Avec la participation de :

  • Michèle Rivasi, Députée Européen
  • Pierre-Antoine Landel, géographe et professeur-chercheur Université Grenoble
  • Audrey Morot, Association Bancs Publics

Les centres-villes ne sont pas condamnés au déclin. Des solutions existent. Soyons nombreux à faire émerger de nouvelles idées !

La Fête des Voisins du Centre Ville et Alentours

Vendredi 25 mai 2018 : la Fête des voisins a été un vrai succès, sont venues une bonne centaine de personnes pour faire connaissance, écouter un peu de musique, goûter les bons petits plats partagés et pour certain-e-s adhérer à l’association Bancs Publics.

 

Cette soirée a été organisée à l’initiative d’une habitante de la rue Lesdiguières, avec la complicité de l’association Bancs Publics.

Elle a démontré que la Place Manouchian mérite mieux qu’un parking, qu’elle est vouée à se muer en un théâtre de verdure et de rencontre… En effet, elle se prête merveilleusement à l’accueil d’évènements festifs de par sa taille et sa localisation. Une programmation saisonnière pour animer le centre-ville pourrait utilement offrir des spectacles vivants divers et variés Place Manouchian, pour le plus grand bonheur des petits et grands !

 

Les arguments de la Mairie, nos contre-arguments

Convaincre du bien-fondé de faire disparaître un espace public au profit d’un parking privé et payant n’est pas chose aisée…

Valence, 1ère ville où il fait bon rouler, il y a de quoi s’enorgueillir, non ?

Par conséquent, les élus de la majorité usent d’arguments hautement contestables, voire fallacieux.

Voici, point par point ce que le Maire et ses adjoints opposent dès lors que l’on défend le principe d’une rénovation de la Place associée à sa végétalisation, ainsi que nos réponses :

Ce parking favoriserait la redynamisation du commerce de proximité…

>FAUX ! Une étude récente publiée sur le site internet de la Ville de Valence prouve que les capacités existantes de parking sont suffisantes : en moyenne, 3,9 par commerce (voir page 9).

– Le réaménagement tel que conçu par Q-Park permettrait d’augmenter de 30% la surface d’espaces verts…
FAUX ET MENSONGER ! La base de calcul a été élargie aux rues adjacentes pour maquiller la réalité. Le plan que Q-Park a transmis à la Dréal est sans équivoque, la Place deviendrait un parking !

– Il serait techniquement impossible de verdir la Place en raison du poids et du risque d’infiltration…
FAUX : face à des contraintes techniques, il existe des solutions comme l’installation de pergolas,ou de bacs légers avec une végétation adaptée.

– Des problèmes d’incivilité sont répertoriés sur cette place…
Notre avis : les voitures ne sont pas une réponse au sentiment d’insécurité…

En conclusion : Vous souhaitez aussi une ville plus verte, plus conviviale, plus vivante ? Vous ne croyez pas aux vieilles recettes du tout-voiture ?
Vous pensez que le développement des zones commerciales extérieures  nuit à l’équilibre des centres-villes ?

ADHÉREZ à BANCS PUBLICS !

L’action nationale « Cœur de ville »

Programme « Action cœur de ville » : la grande transformation pour les centres-villes démarre

Ici, nous répercutons un communiqué disponible sur le site du Ministère de la Cohésion des Territoires publiée le 27 mars dernier :

222 villes, dont Valence, réparties dans toutes les régions bénéficieront d’une convention de revitalisation sur 5 ans pour redynamiser leur centre-ville.

Pour le ministre de la Cohésion des territoires, « dès aujourd’hui, les communes peuvent engager la démarche, et mettre en œuvre leurs premières actions. Les partenaires de l’Etat, Caisse des dépôts, Action logement et Agence nationale de l’habitat se sont mobilisés de concert pour être prêts à des financements conséquents au service des projets ». D’autres partenaires, publics et privés, pourront s’investir dans ce programme, auprès des communes retenues.

Inventons les territoires de demain – les cœurs de ville de demain

Le plan « Action cœur de ville » répond à une double ambition : améliorer les conditions de vie des habitants des villes moyennes et conforter leur rôle de moteur de développement du territoire. Si un cœur de ville moyenne se porte bien, c’est l’ensemble du bassin de vie, y compris dans sa composante rurale, qui en bénéficie. Élaboré en concertation avec l’association Villes de France, les élus locaux et les acteurs économiques des territoires, le programme vise à faciliter et à soutenir le travail des collectivités locales, à inciter les acteurs du logement, du commerce et de l’urbanisme à réinvestir les centres villes, à favoriser le maintien ou l’implantation d’activités en cœur de ville, afin d’améliorer les conditions de vie dans les villes moyennes.

Pour assurer cette revitalisation, chaque convention reposera sur 5 axes structurants :

  • De la réhabilitation à la restructuration : vers une offre attractive de l’habitat en centre-ville
  • Favoriser un développement économique et commercial équilibré
  • Développer l’accessibilité, la mobilité et les connexions
  • Mettre en valeur les formes urbaines, l’espace public et le patrimoine
  • Fournir l’accès aux équipements et services publics

L’appui aux projets de chaque commune repose sur des cofinancements apportés par les partenaires : plus de 5 milliards d’euros mobilisés sur 5 ans, dont 1 Md€ de la Caisse des dépôts en fonds propres, 700 M€ en prêts, 1.5 Md€ d’Action Logement et 1,2 Md€ de l’Anah. D’autres ressources pourront venir compléter ces enveloppes de crédits.

La gouvernance du programme est également partenariale. Elle est d’abord locale.

Le programme est mis en œuvre avec les collectivités territoriales en fédérant les partenaires, nationaux comme locaux :

  • le maire, en lien avec le président de l’intercommunalité, pilote la réalisation des actions et préside le comité de projet installé dans sa commune ;
  • les partenaires régionaux et locaux, publics et privés, agiront concrètement dans les périmètres définis dans la convention, par des investissements nouveaux et/ou un renforcement de leurs interventions ;
  • le préfet de département coordonne les services et mobilise les moyens de l’État pour le projet. Il assiste au comité de projet au sein de chaque commune et signe la convention pluriannuelle ;
  • le préfet de région, les représentants régionaux des partenaires et le représentant du conseil régional forment le comité régional d’engagement ;
  • le Commissariat général à l’égalité des territoires coordonne l’ensemble du dispositif. Il anime le comité technique national (ministères et partenaires) et le centre de ressources.

La rue Madier de Montjau, futur désert commercial ?

En ce début mai 2018 il est bien triste de déambuler dans la rue Madier de Montjau. On y dénombre 10 commerces  fermés ou en liquidation totale avant fermeture. Cela fait des années que l’on n’avait vu une telle hécatombe.


Pourquoi un tel désastre ?

Nous allons tentez d’amener quelques explications et essayez d’entrevoir un début de solution.

 Forte disparité d’attractivité entre le sud et le nord du Centre-Ville :

Comme vu dans l’article précédent, le Centre Victor Hugo avec la FNAC est un indéniable pôle d’attractivité profitant aux commerces environnants (Place de la République, Boulevard Bancel, Rue Pierre Sémard ….).

Toutes les activités organisées par la Ville (foires, festival de musique, fête gastronomique….) se déroulent au sud de la zone piétonne. Aucun événement notable n’est organisé dans la zone nord de la zone piétonne à part, peut-être, les quelques événements organisés par les dynamiques commerçants de la rue Bouffier.

Exemple : Les fêtes de fin d’année 2017-2018 :

La TOTALITÉ des illuminations et festivités de fin d’année ont été organisées dans le sud de la zone piétonne : Grande Roue,  Village de Noël et toutes les illuminations nouvelles et originales.

La RUE MADIER DE MONTJAU et ses environs n’ont bénéficié que d’ILLUMINATIONS VIEILLOTES, donc d’une ATTRACTIVITÉ RÉDUITE. Les rues voisines, Grand’rue et rue Augier,  souffrent du même problème. D’ailleurs nombre  de commerçants de la rue Madier de Montjau s’en sont plaint.

>Il faut créer un pôle de forte attractivité dans la partie nord de la zone piétonne du Centre-Ville.

La Place Manouchian est le seul lieu disponible :

  • Le village de Noël aurait pu être installé sur la Place Manouchian.
  •  Les expositions de photos si intéressantes présentes chaque année sur les barrières du Conseil Départemental de la Drôme pourraient trouver une seconde vie sur cette même place.
  • Des événements artistiques et culturels pourraient y être organisés régulièrement.
  • Un espace vert repensé avec mobilier urbain original, jeux pour enfants modernes et pergolas végétalisées serait un atout pour la zone piétonne nord et ce pôle d’attractivité manquant.

Ainsi un parcours piéton et commerçant serait créé entre le sud et le nord du Centre-Ville.

Clés d’analyse et d’actions pour le centre piéton déserté

Si l’on observe les pôles d’attraction commerciale et de loisirs (gratuits) dans le centre de Valence, on constate une concentration de l’offre dans la partie sud où l’on trouve :

  • Le centre commercial Victor Hugo, tiré par les grandes enseignes « incontournables » tel que la FNAC, MC Donald et diverses marques vestimentaires plébiscitées
  • Le parc Jouvet, l’esplanade du Champ de Mars, espaces de détente pour tous les âges où différents évènements ponctuels sont organisés par la Ville « Fête de la Truffe, nombreux RDV dédiés à la promotion de la voiture égrenés sur l’année, festival de musique l’été, etc.
Schéma de principe pour un rééquilibrage des pôles d’attraction

Quand on traverse le boulevard Général de Gaulle, en direction du centre piéton, on arrive vite aux terrasses très agréables aux beaux jours des Places des Clercs et de l’Université, proches du Musée de Valence, qui attirent Valentinois et visiteurs.

Force est de constater que les rues Emile Augier et Grand-rue qui irriguent l’hyper-centre ne connaissent pas le même afflux de personnes que le début de l’avenue Victor Hugo, caractérisé par un flot humain le samedi, jour de consommation par excellence.

Partant de ces observations, on est tenté de se demander comment attirer les gens vers la partie nord du centre-ville, c’est-à-dire dans le périmètre de l’hôtel de ville ?

En effet, l’équilibre de la fréquentation est un enjeu majeur, et les efforts, au vu du déficit notoire identifié, devraient donc se concentrer dans la zone piétonne aux abords de la Place de la Liberté (Mairie).

Bancs Publics proposent les actions suivantes :

  • Inciter les propriétaires de baux commerciaux vacants à les louer pour éviter l’effet lugubre des vitrines vides et poussiéreuses affichant (ou pas) « A louer » ou « A céder »
  • Favoriser l’installation d’un guichet automatique bancaire (Distributeur Automatique de Billets) dans la rue Madier Montjau et/ou la rue Emile Augier. En effet, nous sommes nombreux à avoir dû guider des personnes en quête de liquide depuis le centre-piéton vers les boulevards, ce qui est clairement dommageable pour le commerce de proximité.
  • Organiser des évènements artistiques et culturels régulièrement dans les rues piétonnes : concerts, spectacles de rue, expositions temporaires, etc…
  • Créer un espace vert public se caractérisant par un aménagement paysager soigné et unique, du mobilier urbain original, pour inviter à la déambulation, au pic-nic, à la détente. Des évènements ponctuels pourraient aussi y être organisés : expositions, repas de quartier, etc…

>La Place Manouchian pourrait contribuer à jouer un rôle intéressant dans une perspective de rééquilibrage des pôles d’attractivité du centre-ville, aujourd’hui la partie nord du centre-piéton étant clairement désavantagée. Cet espace public relativement spacieux dans le centre-ville est un atout à valoriser au mieux en misant sur la qualité de l’aménagement, la convivialité et les modes de déplacements actifs.

Mars 2018 : Putsch au Comité de Quartier du Centre-Ville

Une réunion plus qu’houleuse pour le Comité de quartier le 6 mars dernier

Lundi 5 mars 2018 : Une délégation de 5 élus de la majorité confisque, de façon tout à fait illégitime, la direction de la séance au bureau du Comité de quartier légitimement élu. La salle a préalablement été envahie par près de 100 personnes provenant de très loin à la ronde mais rarement du Centre-Ville : c’est un Coup d’État. Un nouveau bureau de 3 membres est élu, aucun n’habite le Centre-Ville.

Lire l’article du Dauphiné du 7 mars 2018 intitulé « Et le Comité de quartier bascula… »

La Charte des Comités de quartier est absolument claire : ne peuvent participer  au Comité que des habitants du quartier et des représentants des Associations œuvrant dans le quartier. C’est un véritable coup de force organisé par la Mairie.

Consulter la Charte des Comités de Quartier.

Le coup de force est peu apprécié par nombre d’habitants, d’élus et de politiques. La presse s’en fait l’écho et une lettre ouverte est adressée au Maire.

Voir l’article du Dauphiné du 8 mars 2018.

Voir l’article du Dauphiné du 9 mars 2018.

Voir l’article du Dauphiné du 10 mars 2018.

Voir l’article du Dauphiné du 12 mars 2018.

Voir les tribunes des élus dans le magazine de la Ville d’avril 2018.

Voir la Lettre ouverte au Maire du 9 mars 2018.

Bien que choqué par ce déni de démocratie, le Collectif  Manouchian décide de poursuivre son action et de créer une Association. Le mardi 27 mars est fondée l’Association « Bancs Publics, Assises citoyennes de Valence pour un aménagement urbain durable ».

Excellent article d’Olivier Razemon du 30/04/2018

Dédicace d’Olivier Razemon à Bancs Publics, Saillans le 31 mars 2018

Olivier Razemon, spécialiste de la mobilité et des transports et auteur du livre à succès « Comment la France a tué ses villes » aux éditions Rue de l’échiquier était à Saillans le 31 mars à l’occasion de la Semaine de l’économie locale pour une table-ronde animée avec Villages Vivants. Nous lui avons rapidement parlé de Bancs Publics après la conférence, ce qui nous a valu une dédicace de sa part… : « Pour Bancs Publics, bravo pour votre initiative, la ville a besoin d’êtres humains, de bancs, de places, de conversations, pas de parkings ! ».

Dans un des derniers articles publié sur son blog, il évoque non sans humour le fameux syndrome du « il-faut-plus-de-places-de-parking »… Morceaux choisis :

  • … « pour qu’une ville soit vivante, il faut d’abord y laisser circuler les piétons, car sans espace de vie, ce n’est plus une ville mais un garage à voitures à ciel ouvert. J’ai rappelé que personne ne proposait de tout piétonniser, mais qu’il fallait permettre au piéton de traverser la ville »…
  • … »le principal problème, dans les villes de France, c’est l’étalement urbain incessant, la prolifération des zones commerciales, la délocalisation des équipements publics, le fait d’organiser le territoire uniquement en fonction de la voiture, précisément »…

Lire l’article complet intitulé « Je crois que c’est le mot ‘planète’ qui l’a énervé, le Monsieur » du 30 avril 2018.