Valence (2) : c’est moche… Dixit Le Monde

Le Tour de France faisait une halte à Valence le 20 juillet dernier… Et le journal Le Monde (lire l’article) de pointer que l’on est passé à côté d’une belle occasion de donner envie d’aller à Valence, déjà connue comme étant une ville de passage sur l’autoroute des vacances, qui s’offre rarement les honneurs d’une couverture médiatique nationale… Cet écueil est récurrent, révélateur d’une vision du territoire de la part d’élus qui ratent trop souvent la cible qu’ils prétendent vouloir atteindre…

Bienvenue à Valence :

Ville d’arrivée du Tour de France, un pari sur l’avenir

En effet, les retours sur investissement espérés en accueillant une arrivée du Tour de France – qui suppose un coût important pour la collectivité d’environ 140 000 euros d’après les chiffres en ligne – sont mesurables à brève et moyenne échéances :

  • Le jour J, l’affluence attendue peut générer un chiffre d’affaires à la hausse pour les commerçants locaux : les gens consomment – boissons, (petite) restauration – et en profitent pour faire quelques emplettes, d’autant plus en période de soldes… Les professionnels de l’hôtellerie/restauration bénéficient également de cette manne.
  • Les spectateurs – plusieurs dizaines de milliers qui attendent le long des routes par étape et plusieurs millions derrière leurs écrans – sont aussi susceptibles d’être charmés par les régions traversées et mises en valeur par les vues aériennes rediffusées au point de projeter d’aller les visiter, et donc constituent un gisement de touristes potentiels pour la suite… En cela, le Tour de France s’apparente à une formidable campagne de publicité à des fins touristiques.

Pour Valence : un pari en demi-teinte, voire raté…?

Après le passage du Tour de France à Valence, on notera plusieurs erreurs stratégiques :

  • L’arrivée étant prévue à Valence 2, l’accès au centre-ville était rendu extrêmement difficile… Par conséquent, le 20 juillet, il régnait une ambiance bien calme dans le centre-ville de Valence, avec des rues peu fréquentées. Normal, de nombreuses voies étaient momentanément barrées, effet dissuasif garanti…
  • En termes d’image, comme le souligne fort bien l’article dans Le Monde, le choix d’une zone commerciale périphérique est fort regrettable. On pouvait lire dans Le Monde à propos de l’arrivée à Valence : « Le Tour de France, c’est aussi le tour de la France moche », ou encore « Valence regorge de splendeurs, mais elle vient de remporter le prix de l’arrivée d’étape la plus triste du Tour 2018 »… et de souligner néanmoins « Le chef-lieu de la Drôme ne manque pourtant pas de jolies places… ».

Alors, vous l’aurez compris, si Bancs Publics s’attardent sur le temps post-tour, c’est pour démontrer le manque d’acuité de certains élus, qui se targuent d’accueillir un tel évènement tout en ratant leur cible.

Il aurait été certainement préférable d’être ville de départ (moins coûteux, estimé à 85 000 euros et plus adapté à des centres-villes en termes de logistique). Pourquoi pas en privilégiant une arrivée la veille de l’autre côté du Rhône… cela permettant de présenter en images Valence – et son centre – comme une Ville où il est fait bon s’arrêter pour rayonner ensuite dans notre belle région de Drôme-Ardèche.

A méditer, au bord de la piscine ou de la rivière cet été…